Prévenir mieux vaut que guérir

Capsule no : 384

Evitons les pertes d’énergie, de temps et d’argent, quand ce ne sont pas carrément des pertes en vies humaines dues à des actes de violence inconsidérés. Evitons l’instabilité chronique, l’augmentation du chômage, de la cherté de la vie, des malheurs et de l’insoutenable misère du peuple haïtien. Evitons les extrêmes. Evitons l’exacerbation des contradictions par la tenue de nouvelles élections approximatives. Nous avons les moyens d’anticiper les événements qui ne nous mèneront qu’à la catastrophe.

 

Certains nous qualifieront injustement de catastrophistes alors que nous aurions bien aimé qu’ils aient raison. Ainsi, cela nous aurait protégés des élections et des violences de 2006 qui ont vu l’arrivée au pouvoir de monsieur Préval avec l’aide d’un décompte improvisé en dehors de la loi électorale, organisé par la dite communauté internationale et un CEP croupion afin d’écarter un second tour entre le Professeur Leslie Francois Manigat et monsieur René Préval dont les observateurs avisés en voyaient déjà l’issue. Cela nous aurait évité la forfaiture du faux amendement de la Constitution de 1987. On aurait aussi fait l’économie du scandale du pillage des fonds de la reconstruction, de celui des fonds de Petro Caribe, des élections post-séismes controversées qui ont vu l’arrivée de monsieur Martelly au pouvoir, des élections frauduleuses organisées par monsieur Opont sous la dictée de la dite communauté internationale et celle de monsieur Martelly qui nous valent les dimensions et propensions actuelles de la crise.

Aujourd’hui encore, cette dite communauté internationale, par l’intermédiaire du dernier rapport de l’OEA, tente de s’opposer à la volonté nationale exprimée dans le rapport de la Commission indépendante d’évaluation et de vérification des élections de 2015 (CIEVE) ; le PNUD de son coté, avec la complicité du CEP de monsieur Berlanger, sans reddition de compte et contre la volonté populaire, lance des appels d’offre pour le matériel sensible des élections programmées pour le 9 octobre prochain avec la collaboration en sourdine d’un Exécutif hors-la-loi. Cela laisse encore augurer de la volonté délibérée de cette dite communauté internationale à interférer de nouveau dans le processus électoral haïtien afin de placer leurs affidés aux timons des affaires de l’Etat. En vous dressant ce petit tableau partiel de nos errements, nous souhaiterions tout simplement replacer la prévention dans l’ordre des priorités de nos décisions d’Etat.

KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti

Last modified on Saturday, 06 August 2016 19:22