Les élections et l'avenir une nouvelle fois hypothéqués

Capsule no : 383

Quand nous disions que monsieur Martelly devait partir et qu’il ne pouvait réaliser aucune élection libre, honnête et démocratique, c’était justement pour éviter la catastrophe du 9 août et du 15 octobre 2015 et éviter au pays un rebondissement dans la crise avec une instabilité grandissante, une insécurité quasi-incontrôlable et le gaspillage des maigres ressources de la République. Malheureusement pour le pays les faits nous ont donné raison…


Aujourd’hui encore le désastre est prévisible avec la présence illégale de Monsieur Privert au palais national et un CEP irrationnel qui recommencent déjà à répéter les mêmes erreurs qui amèneront les mêmes conséquences désastreuses pour le pays. Aucun effort réel n’est fait pour effectivement corriger les défaillances du système électoral relevées par la CIEVE. La politique du « comme si » et de « l’adelante » continue…

Il n’y a aucune fierté, sous prétexte de réalisme et de pragmatisme, à être les artisans ou à accompagner un processus dont sait pertinemment qu’il va dérailler ou, au minimum, produire des résultats contestés alimentant ainsi une crise subséquente renforçant la structurelle dans laquelle nous avons déjà tant de mal à sortir.

Les élections sont déjà hypothéquées. En voici déjà quelques unes des raisons :
· La précipitation et l’amateurisme du CEP de monsieur Berlanger et d’un exécutif brouillon
· L’Illégalité et Illégitimité de l’instance qui a appelé le peuple à aller aux urnes sans aucune garantie de faisabilité de ces élections
· L’absence de confiance dans l’Exécutif qui est appelé à créer l’environnement favorable à la tenue d’élections libres. Il est soupçonné déjà de favoriser le secteur politique auquel il appartient. A en juger par la mise en place de l’appareil étatique et de l’influence de ce secteur dans la formation et le fonctionnement du gouvernement Privert-Jean-Charles
· L’absence de confiance en un CEP inféodé à l’Exécutif, qui menace le « Parlement » avec des BCEN spéciaux et sélectifs tout en continuant l’œuvre du CEP de monsieur Opont que la population a déjà rejeté le 22 janvier 2016.
· L’absence de transparence dans la vérification des CIN, l’épuration des listes électorales et dans la ventilation budgétaire des 55 millions de dollars réclamés par le CEP de monsieur Berlanger pour la tenue des élections
· Aucune garantie dans le financement de ces élections
· Aucune correction sérieuse n’a été apportée dans le système électoral qui accouche l’une après l’autre des élections frauduleuses et des crises successives au pays
· La quasi-impossibilité administrative d’organiser des élections dignes de ce nom en si peu de temps (9 octobre) c'est-à-dire dans 2 mois ; à moins qu’il ne s’agisse d’une sélection-nomination à laquelle on veut donner le nom d’élection


KONAKOM: Le parti politique moderne pour le renouveau d'Haiti