Mouvement  Patriotique Populaire  Dessalinien

                     

ABA Les Corrompus !

C’EST LA CORRUPTION qui empêche de payer des salaires compétitifs

de manger à sa faim, d’avoir l’éducation et la santé pour tous

de vivre dans des logements décents

de réhabiliter l’environnement

de réussir le DEVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE

Haiti, le defi de l'exclusion

L’économie haïtienne s`est structurée à l`intérieur d`un ordre centralisateur  et de centralisation des richesses qui alimentent un système d`exclusion et par voie de conséquence. Lire Plus

Les sept visages de la corruption institutionnalisée

  1. Le refus de faire la mise en œuvre nationale de la Convention Internationale des Nations Unies sur la Corruption et de ses 14 catégories d’infraction pénale
  2. La politique de laisser-faire pour corrompre les honnêtes gens Lire Plus

Idéologique du MOPOD

Le MOPOD a choisi l’idéal dessalinien comme étant le squelette de son corpus idéologique.  En quoi consiste cet idéal ? Lire Plus

Nous sommes aujourd’hui en l’an 2015, année qui rappelle le triste anniversaire du premier débarquement des marines il y a cent ans en Haïti et le début d’une domination états-unienne  séculaire qui s’est révélée stérile et productrice de plus d’inégalités et de misère au pays.  Après cette pénible et historique expérience, il faut nous résoudre à changer la nature de nos rapports avec ce puissant voisin du nord afin d’améliorer nos relations avec le généreux peuple américain qui n’hésite jamais à nous apporter son concours  et son support dans des moments difficiles quand nous en avons réellement besoin

Il n’est pas non plus question d’ignorer les responsabilités d’un large secteur d’une oligarchie haïtienne acculturée, extravertie, laxiste et démissionnaire, mais il s’agit plutôt de bien identifier les contradictions nées des rapports de forces et d’intelligences des différentes composantes d’une dynamique sociale et économique qui ont conduit à un échec patent qu’il faut bien analyser et comprendre pour briser le cercle vicieux du sous-développement et ouvrir de nouvelles perspectives pour cette population haïtienne aux abois, à la recherche d’un mieux être et d’une véritable stabilité sociopolitique  indispensable à son plein épanouissement… 
 
Le KONAKOM salue la vaillance de ce peuple revendicatif qui a bien compris les enjeux majeurs de la conjoncture ;  cette population qu’il accompagne dans la mobilisation populaire, patriotique et démocratique obligeant ainsi le pouvoir exécutif à révéler ses fourberies et à abattre ses cartes.  D’un coté, ce dernier a du faire l’aveu indirect de nombre de ses dérives et excès dans une résolution d’un Conseil Consultatif Présidentiel qui a abouti au renvoi du gouvernement, à la démission d’un Conseil électoral croupion,  à la démission du Président de la Cour de Cassation et du  Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) inféodé à l’Exécutif et à la libération des prisonniers politiques ; de l’autre, nous constatons qu’il se perd en acrobaties et manœuvres dilatoires pour tenter de tromper tout le monde et perdurer au pouvoir...
 
Aujourd’hui le KONAKOM prend acte de ce qu’il annonce et dénonce depuis plus de trois ans : la stratégie de Monsieur Martelly, de ses affidés et de ses complices ouverts et cachés, qui consiste à conduire de nouveau Haïti à un pouvoir personnel et autocratique qui n’augure rien de bon pour le pays. Ce type de gouvernance liberticide a déjà montré ses limites et va à l’encontre du choix républicain et démocratique fait par le peuple haïtien dans le vote massif de la Constitution du 29 mars 1987 ;
 
Nous mettons une nouvelle fois en garde la dite «  communauté internationale »  contre ses ingérences néfastes habituelles qui ont souvent abouti à des impasses au pays et qui nous ont amené la débâcle à laquelle nous faisons face aujourd’hui. Cette dernière se traduisant plus explicitement par un effondrement des différentes institutions de l’Etat.  Il s’agit bien ici du chaos tant redouté duquel nous devons sortir. Loin de travailler au renforcement et à la stabilisation de la démocratie en Haïti, cette dite communauté internationale a plutôt accompagné plusieurs projets antidémocratiques et déstabilisants  dont celui de monsieur Martelly qui a réalisé six carnavals au pays, soit deux par année, une gestion approximative, opaque, teintée de nombreux scandales de corruption, et qui n’a concrètement pas aidé ni travaillé à la réalisation d’une seule élection au pays. Les élus des collectivités territoriales ont été remplacés par des nommés. Des juges ont été nommés de manière irrégulière dans le système judiciaire, un flou juridique est maintenu sur la Constitution en vigueur et trois tentatives de placer un CEP à la solde de l’Exécutif ont été mises en échec par une opposition vigilante et déterminée…
 
Nous disions que le ventre de la bête qui a accouché des dictatures successives au pays était encore fertile. En effet, il l’est puisqu’ayant abouti aujourd’hui encore à un pouvoir despotique qui se cache derrière un discours mielleux qui ne peut tromper aucun citoyen averti.  La démocratie se mesure dans les actes que l’on pose et non dans des paroles.  Après la signature de plusieurs accords bidons, de soi-disant concessions et le dysfonctionnement d’un Parlement pas toujours à la hauteur de sa mission, monsieur Martelly s’apprête à diriger le pays par des décrets présidentiels sans aucun contre-pouvoir de contrôle ni de dissuasion face aux mauvaises décisions qui hypothéqueraient ou braderaient les intérêts nationaux…
 
Face à ce retour au pouvoir personnel, celui d’un seul homme, il s’avère impérieux de poursuivre la mobilisation citoyenne et pacifique  qui a déjà commencé à travers tout le pays afin de bloquer cette nouvelle et ultime dérive qui ne peut nous mener qu’à la catastrophe.  Dans cette nouvelle conjoncture particulière de l’après 12 janvier 2015, fait essentiellement de faux-semblants, d’accords bidons et de dévoiement des uns et des autres,  les objectifs du KONAKOM et de ses alliés n’ont pas changé : la démission du Président Martelly, acte constitutionnel et démocratique et son remplacement par un pouvoir de transition qui sera composé de citoyens et de citoyennes crédibles et compétents capables de garantir la paix des rues, celle des cœurs et d’assurer la continuité de l’Etat tout en abordant les réformes nécessaires à un changement réel d’orientation qui ne soit pas une simple permutation opportuniste et cosmétique d’hommes et de femmes, permutation d’intérêts individuels  au détriment de ceux de la collectivité .
 
Port-au-Prince, le 16 janvier 2015
Dr Dunois Erick CANTAVE
Secrétaire général du KONAKOM, membre fondateur du MOPOD

Mouvement Patriotique Populaire Dessalinien

MOPOD #83