Mouvement  Patriotique Populaire  Dessalinien

                     

ABA Les Corrompus !

C’EST LA CORRUPTION qui empêche de payer des salaires compétitifs

de manger à sa faim, d’avoir l’éducation et la santé pour tous

de vivre dans des logements décents

de réhabiliter l’environnement

de réussir le DEVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE

Haiti, le defi de l'exclusion

L’économie haïtienne s`est structurée à l`intérieur d`un ordre centralisateur  et de centralisation des richesses qui alimentent un système d`exclusion et par voie de conséquence. Lire Plus

Les sept visages de la corruption institutionnalisée

  1. Le refus de faire la mise en œuvre nationale de la Convention Internationale des Nations Unies sur la Corruption et de ses 14 catégories d’infraction pénale
  2. La politique de laisser-faire pour corrompre les honnêtes gens Lire Plus

Idéologique du MOPOD

Le MOPOD a choisi l’idéal dessalinien comme étant le squelette de son corpus idéologique.  En quoi consiste cet idéal ? Lire Plus

Nous sommes à la veille de constater les réelles limites de ce processus électoral  bâclé qui avance aux pas de course et celles de ce CEP  dont une bonne partie des fonds est gérée par le PNUD et que l’on voudrait indépendant, honnête et crédible. La fatale compromission se dessine petit à petit. Déjà les rumeurs se répandent partout dans le pays, parfois pour tester l’opinion et d’autres fois plus pernicieusement comme une campagne de persuasion pour porter la population à accepter l’inacceptable. L’intoxication se fait dans la plupart des média de la capitale.  

Ce CEP s’apprête à accorder le droit de participation aux « élections » programmées à l’un des candidats officiels fraîchement sortie de la chancellerie haïtienne et /ou à d’autres sur lesquels pèsent de légitimes soupçons d’enrichissements illicites et de détournements des deniers de l’Etat dans leurs gestions récentes et passées. Le prétexte est déjà tout trouvé. Il n’existe pas de Parlement (dysfonctionnel) pour les sanctionner selon les prescrits de la Constitution. A qui la faute ? Nous connaissons tous la réponse aujourd’hui. A ceux qui se déhanchaient aux carnavals et qui n’ont pas permis la réalisation d’élections pour le renouvellement en temps normal de nos institutions.

D’après ces tartuffes, on ne peut donc pas pénaliser ces « pauvres » citoyens désireux d’aller aux « élections », mais on peut toujours pénaliser toute la nation haïtienne appauvrie par ces derniers car, selon la formule lapidaire toujours lancée par ces corrupteurs et corrompus : « nous sommes tous coupables » ; oui tous, même ceux qui n’ont jamais participé à ces vols et mauvaises pratiques qui détruisent une nation et qui les ont toujours dénoncés. Selon ces procéduriers, manipulateurs et dilapidateurs des fonds publics, nous devons donc être tous solidaires de la gabegie, de l’ignominie et accepter tranquillement le sort qui nous est fait. C’est encore un de ces carrefours où se rencontrent les intérêts de la pègre nationale et internationale…Il ne servirait donc à rien sous ces cieux d’être vertueux et respectueux des droits politiques et socio-économiques des uns et des autres car, non seulement les bandits officiels bénéficient de l’impunité, ils sont récompensés par l’Etat qu’ils ont eux-mêmes pillé.

La stratégie de démultiplication de certains « partis politiques » diversement liés au pouvoir par le même désir d’enrichissement illicite et la perpétuation du « système » mise en place par les dirigeants actuels et par leurs alliés connus et objectifs ne peut tromper personne, surtout pas les militants avisés qui participent à la scène politique aujourd’hui. Il y en a qui croit encore à la démocratie formelle de façade et aux élections même à forts risques de manipulation en dépit des différentes déconvenues déjà enregistrées dans un passé récent. Ils se laissent emporter de bonne foi par une logique démocratique institutionnelle dévoyée par les fils dénaturés du pays et les « stabilisateurs » venus d’ailleurs. Les élections même bien organisées ne sont pas synonymes de démocratie ni de progrès, encore moins les mascarades électorales qui se font à la va vite, avec certains juges déjà éprouvés lors d’élections précédentes et sous la dictée de la dite communauté internationale. Par ces actions, ils ne font que galvauder les concepts de « démocratie » et « d’élections » qui, ailleurs, avec d’autres ont permis de réguler la vie politique, de stabiliser les institutions et de produire des avancées notables dans ces sociétés.

Il est déjà tard mais pas trop tard pour un sursaut patriotique afin d’aider le pays à sortir du gouffre dans lequel il a été sciemment conduit. Seules une transition tranquille et sereine, la tenue d’un grand dialogue national et la réalisation d’élections vraiment libres, honnêtes et démocratiques, sans précipitation aucune, sont capables de nous sortir de cet imbroglio. Si rien n’est fait, il annonce déjà une crise postélectorale d’envergure et plusieurs mois, voire plusieurs années d’instabilité politique, d’improductivité, d’appauvrissement accéléré, de prolongation de l’occupation étrangère, d’augmentation du chômage et de renforcement de la misère déjà intolérable qui sévit en Haïti.

Port-au-Prince, le 8 avril 2015

 

Mouvement Patriotique Populaire Dessalinien

MOPOD #83